Prison et société
Prison : spirale de la terreur
» Tant que la perspective sécuritaire restera dominante en prison, on ne pourra qu’éviter le pire. Les prisons sont actuellement des bombes à retardement. » Jeudi soir, à la MPT de Kerfeunteun, Antoinette Chauvenet, chercheuse au CNRS, a présenté la réalité du monde carcéral devant une centaine d’auditeurs.
Cinq années d’études sur plusieurs prisons de France (maisons d’arrêt, centre de détention et centrales) ont été nécessaires à Antoinette Chauvenet, sociologue. Son travail a porté surtout sur les surveillants de prison.
» L’analyse de cette profession permet de voir la finalité de la prison, ses missions et surtout ses contradictions. »
Contradictions
Coincés entre la logique bureaucratique et la logique du maintien de l’ordre, les surveillants sont conduits à une quasi-impuissance. » Les contraintes institutionnelles qui insistent sur la sécurité rendent impossibles les missions de réinsertion. » Commence alors, et sans fin, une » spirale de la terreur « , dit Antoinette Chauvenet. » Plus la société est exigeante en matière de sécurité, plus l’insécurité s’installe dans la prison. Les mesures prises pour la renforcer, comme la multiplication des fouilles, ne font qu’accroître les tensions entre détenus et entre ceux-ci et leurs gardiens. »
La difficulté du » maintien de la paix sociale en prison » paraît insurmontable. » En prison, paradoxalement, c’est le détenu, par la peur qu’il suscite, qui est le véritable maître. L’imprévisibilité de ses réactions est une obsession permanente. Ce phénomène fini par créer une usure de l’autorité. Les surveillants, pour maintenir l’ordre, sont contraints de fermer les yeux sur certaines infractions. »
La paix sociale en prison, conclut Antoinette Chauvenet, est le prix de cette » corruption par défaut « .
Au cours de cette période, l’OIT s’est résolument engagée dans la voie de la défense des droits de l’homme. C’est ainsi que l’Organisation a aidé activement la Pologne à briser ses chaînes, en apportant son appui total au syndicat Solidarnosc, conformément à la convention (nº 87) sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, 1948, que la Pologne avait ratifiée en 1957. La Réunion de haut niveau sur l’emploi et les adaptations structurelles, qui s’est tenue en 1987, a constitué un autre événement marquant du mandat de M. Blanchard. Pour la première fois, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont collaboré étroitement avec les gouvernements et les organisations de travailleurs et d’employeurs membres du Conseil d’administration. Grâce à son initiative personnelle et à son rôle directeur, l’OIT et de nombreux autres organismes internationaux ont participé activement à l’élaboration et à la mise en œuvre de politiques visant à combattre la pauvreté ainsi que les répercussions sociales de la dette extérieure et de l’ajustement structurel.
M. Blanchard s’est employé à diffuser le plus largement possible les idées et principes directeurs de l’OIT et à étendre ses activités au secteur informel. M. Blanchard a quitté le BIT en 1989, après trente-huit années de bons et loyaux services.
Antoinette CHAUVENET
sociologue
Hôtel Mercure Quimper

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