Jean-Marc FERRY |
La liberté de l'espritconférence n°26 |
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Justice sociale et démocratie |
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400 auditeurs pour Jean-Marc Ferry" A l'heure de la troisième révolution industrielle, l'idéologie du travail constitue le principal obstacle au déroulement de la vie économique. " Telle est la conviction profonde que Jean-Marc Ferry, professeur de philosophie à l'université de Bruxelles, a développé, lundi soir, au Chapeau-Rouge, lors d'une conférence organisée par " La Liberté de l'esprit " qui a rassemblé près de 400 personnes. Devant 400 auditeurs, Jean-Marc Ferry a brossé un tableau de la crise économique qui affecte aujourd'hui les États de l'union européenne. Une crise qui a pour toile de fond la " dette mondiale ". Cet endettement était auparavant fonctionnel. Il entretenait la production et favorisait la croissance du Nord. Aujourd'hui, cette dette a une terrible conséquence. Le Nord se coupe ses débouchés dans le pays du Sud. " D'où les suggestions de Jean-Marc Ferry de créer " une monnaie mondiale " et d'amorcer " l'extension du principe redistributif au niveau international. Ce n'est pas une question de charité mais d'intérêt bien compris. Ca parmettrait de créer une demande solvable au Sud. " A cette " dette mondiale " viennent s'ajouter les conséquences de la " troisième révolution industrielle ". " L'automatisation croissante de la production entraîne inévitablement la suppression d'emplois mais aussi une forte déprotection sociale. " Dans ce contexte, " le partage du travail " apparaît à Jean-Marc Ferry comme " une solution inefficace sur le plan économique. C'est un genre d'aménagement contre-productif qui n'incitera pas à la création d'emplois et qui entraînera une démotivation. " La solution proposée par Jean-Marc Ferry : " la mise en place de l'allocation universelle. " " C'est une idée encore neuve et du coup peu connue. Il s'agit d'un revenu social primaire non lié au travail et qui serait en quelque sorte un revenu de citoyenneté. " Cette " utopie réaliste " se fonde, pour le conférencier, sur la disparition de " la valeur économique du travail. Le travail n'a plus aujourd'hui qu'une valeur idéologique. On doit donc assumer le défi selon lequel notre revenu ne doit plus dépendre de lui. " Des idées neuves qui bousculent les préjugés. Rien de plus normal pour un philosophe même si sa conférence avait un contenu essentiellement économique. Comme quoi les philosophes ont aussi " les pieds sur terre " ! Jean-Yves BOUHDÉHEN, |
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